À l’occasion des Assemblées de Printemps de la Banque mondiale à Washington (États-Unis), le Ministre centrafricain de l’Économie, du Plan et de la Coopération Internationale, le Pr *Richard FILAKOTA a porté avec force la voix de son pays le mardi 14 Avril 2026, lors de la session du Groupe Afrique II.
Dans sa communication aux élans diplomatiques mais résolument stratégique, il a salué l’évolution de la Banque Mondiale, notemment sa volonté de travailler autour de l’urgence d’un alignement total entre les instruments de financement mondiaux et les priorités nationales des États africains.
Le Ministre a souligné la nécessité de l’accès effectif aux financements des institutions bancaires internationales en vue de la mise œuvre et la concrétisation rapide des projets de développement. « Nous ne sommes plus dans une logique de projets isolés, mais dans une logique de transformation systémique de nos économies », a-t-il souligné. Pour la RCA, cela exige des volumes de financement à l’échelle des ambitions nationales, avec des instruments adaptés et une exécution débarrassée des lenteurs administratives.
Le Plan National de Développement (PND 2024-2028), promu par le Président de la République, Pr Faustin Archange TOUADERA, a été présenté comme le cadre unique et souverain de cette ambition. Ce plan vise une transition décisive du cycle humanitaire vers une dynamique de développement durable, avec des objectifs concrets : doubler l’accès à l’électricité, accélérer la croissance économique et investir massivement dans le capital humain.
Le Ministre a plaidé pour l’approche « Un pays – un plan – un cadre de financement intégré », afin que les initiatives globales deviennent des accélérateurs directs des priorités de Bangui.
S’exprimant sur les contraintes opérationnelles, le Pr FILAKOTA a appelé à une simplification des procédures d’accès aux fonds et à une réduction des délais de « non-objection ». Il a rappelé avec gravité que chaque mois de retard administratif se traduit par une école non construite ou une route non réhabilitée pour les populations. Pour pallier le déficit de ressources publiques, il a exhorté la Banque Mondiale à jouer son rôle de catalyseur pour mobiliser le secteur privé et renforcer les mécanismes de garantie.
Enfin, le Ministre a conclu son intervention par un appel à l’unité du Groupe Afrique II, rappelant que la force du continent réside dans sa capacité à parler d’une seule voix pour faire du financement du développement une question de justice économique globale*. Affirmant que la République Centrafricaine est « prête » avec une vision et un plan clairs, il a réitéré son attente d’un partenariat international à la hauteur des défis de transformation du pays.

MEPCI-RCA est une institution gouvernementale essentielle chargée de la gestion des affaires économiques, de la planification du développement, et de la coordination des relations internationales en matière de coopération et d’aide au développement.