INTRODUCTION Comment se saisir de cet outil stratégique pour opérer des mutations dans l’environnement des pratiques des politiques publiques à partir des innovations qui y sont proposées ? Certain que ce document stratégique ( de plus de trois cents pages) n’enflammerait pas nombreux d’entre nous qui ne sont pas amateurs de la lecture à le parcourir in extenso. Néanmoins, nous aurions l’ambition de le rendre accessible autrement. Tellement il est dense et riche, cet outil stratégique demeure une vraie réponse à nos préoccupations. A travers cette série de réflexion menée, nous nous évertuons à mettre en lumière les richesses de cette aubaine pour inciter à sa pleine exploitation et la poursuite de sa mise en route totale. Ainsi dit, nous ne saurions assez dire, le Plan National de Développement (PND) de la République Centrafricaine représente un tournant décisif dans la trajectoire du pays. Ce document stratégique, élaboré avec la participation de tous les acteurs de la société, constitue une véritable feuille de route pour les années à venir. Il ne se contente pas de dresser un état des lieux, mais propose des solutions concrètes pour relever les défis auxquels le pays est confronté et saisir les opportunités qui s’offrent à lui. UN DIAGNOSTIC PARTAGÉ ET UNE VISION COMMUNE D’entrée de jeu, il importe de souligner que l’ une des forces du PND réside dans son approche participative. En impliquant tous les acteurs de la société civile, du secteur privé et des partenaires techniques et financiers, le gouvernement a pu élaborer un diagnostic partagé des problèmes et définir une vision commune pour l’avenir. Cette démarche a permis de : Identifier les priorités nationales: Les besoins et les aspirations de la population ont été pris en compte pour définir les axes stratégiques du PND. Renforcer le consensus : En impliquant tous les acteurs, le PND a permis de créer un consensus autour des objectifs à atteindre. Accroître la légitimité des politiques publiques : Les politiques définies dans le cadre du PND sont plus légitimes car elles sont le fruit d’un processus de Co-construction. UN CADRE DE PROGRAMMATION ET DE SUIVI ET ÉVALUATION RIGOUREUSE Le PND ne se limite pas à une simple déclaration d’intention. Il est doté d’un cadre de programmation et de suivi et évaluation qui permet de : Traduire les objectifs stratégiques en actions concrètes : Le PND définit des programmes et des projets précis, avec des indicateurs de performance clairs et mesurables. Mobiliser les ressources nécessaires : Le PND permet d’identifier les besoins en financement et de mobiliser les ressources nécessaires à la mise en œuvre des projets. Assurer un suivi régulier des progrès: Des mécanismes de suivi-évaluation sont mis en place pour mesurer les résultats obtenus et ajuster les politiques si nécessaire. LE PND COMME UN LEVIER POUR LA TRANSFORMATION ÉCONOMIQUE ET SOCIALE Le PND vise à transformer en profondeur l’économie centrafricaine en favorisant : La diversification économique : Le PND met l’accent sur le développement de nouveaux secteurs d’activité, tels que l’agriculture, l’industrie, les services et le tourisme. La création d’emplois: En soutenant l’entrepreneuriat et en développant les infrastructures, le PND vise à créer de nouveaux emplois et à réduire le chômage. La réduction de la pauvreté: Le PND met en œuvre des politiques sociales visant à améliorer les conditions de vie des populations les plus vulnérables.
LE PND COMME UN LEVIER CAPITAL POUR LA PROMOTION DES INVESTISSEMENTS ET L’ACCELERATION DU DEVELOPPEMENT.
Comment faire du PND un incubateur de projets, un outil d’investissements pour favoriser in fine le Processus du Développement pour une paix sociale en RCA? INTRODUCTIONNous poursuivons notre aventure heuristique sur une question majeure : Le PND. Le Plan National de Développement (PND) de la République Centrafricaine représente bien plus qu’un simple document stratégique. Il est un véritable incubateur de projets, un aimant à investissements, et un outil pour accélérer le développement du pays. En définissant clairement les priorités et les opportunités, le PND offre un cadre solide pour mobiliser les ressources nécessaires à la transformation économique et sociale de la Centrafrique. UN CADRE COHÉRENT ET ATTRAYANT POUR LES INVESTISSEURS Le PND fournit aux investisseurs, nationaux et internationaux, une vision à long terme du développement de la Centrafrique. Il met en évidence les secteurs porteurs, les infrastructures à développer, les réformes en cours, et les incitations offertes aux investisseurs. Ce cadre clair et transparent permet aux entreprises de prendre des décisions éclairées et de s’engager dans des projets à fort impact. Les principaux avantages pour les investisseurs : • Visibilité sur les opportunités : Le PND identifie les secteurs clés où les investissements sont les plus nécessaires et les plus rentables. • Réduction des risques : En offrant un cadre stable et prévisible, le PND réduit les incertitudes liées à l’investissement. • Accès à des financements : Le PND facilite l’accès aux financements publics et privés, nationaux et internationaux. • Renforcement des partenariats : Le PND encourage la création de partenariats entre le secteur public, le secteur privé et la société civile. DES PROJETS CONCRETS POUR TRANSFORMER LE PAYS Le PND est un véritable catalogue de projets, allant de la construction d’infrastructures routières et énergétiques à la promotion de l’agriculture, en passant par le développement du secteur minier et le renforcement du capital humain. Quelques exemples de projets phares : • Le développement des infrastructures : Construction de routes, de ponts, de ports, de barrages, d’aéroports… Ces infrastructures sont essentielles pour améliorer la connectivité du pays, favoriser les échanges commerciaux et attirer les investissements. • La promotion de l’agriculture : Développement de l’agriculture durable, modernisation des techniques de production, valorisation des produits agricoles… L’agriculture est un secteur clé pour l’économie centrafricaine et pour assurer la sécurité alimentaire. • Le développement du secteur minier : Exploitation responsable des ressources minières, transformation locale des minerais, création de valeur ajoutée… Le secteur minier peut être un moteur de croissance économique et de création d’emplois. • Le renforcement du capital humain : Investissement dans l’éducation, la santé, la formation professionnelle… Le développement du capital humain est essentiel pour améliorer la productivité et la compétitivité de l’économie. UN PARTENARIAT GAGNANT-GAGNANT Le succès de la mise en œuvre du PND repose sur un partenariat étroit entre le gouvernement, le secteur privé et les partenaires techniques et financiers. Les bénéfices pour chaque partie : • Pour le gouvernement : Accélération de la croissance économique, amélioration des conditions de vie des populations, renforcement de la stabilité du pays. • Pour le secteur privé : De nouvelles opportunités d’affaires, un environnement des affaires plus favorable, une contribution au développement durable. • Pour les partenaires techniques et financiers : Un cadre de coopérations claires et cohérentes, un impact tangible de leurs interventions. CONCLUSION Le PND est un outil puissant pour transformer la République Centrafrique. A ce titre, il importe de faire de cet outil stratégique, un instrument de fierté nationale et de combats pour la souveraineté.
QUAND LES ONG DEVIENNENT DES MOTEURS DE L’ECONOMIE CIRCULAIRE DANS LA PERSPECTIVE DU PND-RCA.
Introduction Cette réflexion s’inscrit dans la perspective des séries d’articles que Pools Equipe.COM MEPCI-RCA compte mettre à profit pour enrichir et orienter les divers débats sur la Gestion des Projets mais aussi sur la pratique de l’action publique. Elle demeure une approche réflexive (discursive), ouverte et se veut constructive sur l’édification effective de l’action publique à laquelle participent les ONG comme acteurs parmi tant d’autres, ceci dans la logique d’apporter notre pierre de construction à l’édifice national. Le Plan National de Développement de la République Centrafricaine (PND-RCA) 2024-2028, place l’économie circulaire parmi sa stratégie de développement durable. Les Organisations Non Gouvernementales (ONG), avec leurs expertises et leurs ancrages locaux, sont aussi des acteurs clés dans la promotion de cette approche innovante. Nous allons porter un regard averti sur leurs apports à la construction socio-économique du Pays. Nous défendons l’alternative de l’Economie circulaire qui est une réponse aux défis actuels de la République Centrafricaine. L’économie circulaire : une réponse aux défis centrafricains L’économie circulaire offre une alternative prometteuse pour relever les défis auxquels fait face la République Centrafrique : Dégradation environnementale: La déforestation, la pollution des sols et des eaux sont des enjeux majeurs. L’économie circulaire propose des solutions pour réduire l’empreinte écologique et préserver les ressources naturelles. Pauvreté et inégalités: En créant des emplois et en favorisant le développement local, l’économie circulaire contribue à améliorer les conditions de vie des populations. Fragilité des institutions: L’économie circulaire peut renforcer les capacités des institutions locales et favoriser une gouvernance plus transparente et participative. Les ONG comme acteurs incontournables Les ONG jouent un rôle essentiel dans la promotion de l’économie circulaire en Centrafrique :Sensibilisation et formation : Elles mènent des campagnes de sensibilisation auprès des populations, des entreprises et des institutions pour faire connaître les principes de l’économie circulaire et former les acteurs locaux.Accompagnement des Projets: Elles appuient la création et le développement de Projets innovants, en fournissant un appui technique, financier et logistique.Défense des intérêts des populations: Elles veillent à ce que les Projets d’économie circulaire répondent aux besoins des communautés locales et contribuent à améliorer leur qualité de vie.Partenariats : une force multipliée. Les partenariats entre les ONG, les entreprises et les pouvoirs publics sont essentiels pour renforcer l’impact des initiatives en faveur de l’économie circulaire : Les entreprises : Elles peuvent apporter leur expertise technique, leurs réseaux et leurs moyens financiers pour développer des solutions innovantes.Les pouvoirs publics : Ils peuvent créer un cadre favorable à l’émergence de l’économie circulaire en adoptant des politiques incitatives et en soutenant financièrement les Projets. Le financement: un défi à relever Le financement des Projets d’économie circulaire reste un défi majeur. Plusieurs sources de financement peuvent être mobilisées : Les fonds internationaux : De nombreux bailleurs de fonds internationaux soutiennent les Projets d’économie circulaire dans les Pays en développement. La finance carbone : Les Projets de réduction des émissions de gaz à effet de serre, peuvent bénéficier de mécanismes de financement basés sur le carbone. Les investissements privés: Les entreprises peuvent investir dans des Projets d’économie circulaire, en particulier dans les secteurs porteurs comme l’agroécologie ou l’énergie renouvelable. Conclusion Les ONG devraient jouer un rôle essentiel dans la promotion de l’économie circulaire en Centrafrique. En multipliant les partenariats et en mobilisant les ressources nécessaires, elles peuvent contribuer à la réalisation des objectifs du PND-RCA et à la construction d’un avenir plus durable pour le Pays. Tel est le combat patriotique et citoyen que devrait mener chaque centrafricain.
GESTION DES PROJETS : ENTRE PRATIQUE DU PATRIMONIALISME ET OBLIGATION DES RÉSULTATS EN CENTRAFRIQUE
INTRODUCTIONLe but de cet article et bien d’autres séries de réflexion du même ordre qui vont suivre dans nos prochaines publications, vise à élever le niveau de nos débats sur la pratique de l’action publique en facilitant une meilleure compréhension et adhésion des populations à la gestion des choses publiques (Res publica). Ce premier article vise à dénoncer la pratique patrimonialiste des Projets au détriment des résultats recherchés et des objectifs à atteindre. La gestion des Projets, en tant qu’outil essentiel pour atteindre des objectifs, se trouve souvent confrontée à la pratique du patrimonialisme : concilier l’impératif de résultats à court terme avec cette pratique entretenue par un héritage socio-culturel profondément ancré dans notre société, est le cœur de ce débat. Cette réflexion explore les enjeux de cette difficile conciliation et propose des pistes de réflexion pour une gestion de Projets plus durable et inclusive. Défi du patrimonialismeLe patrimonialisme s’entend dans ce contexte comme la tendance à privilégier les intérêts d’une élite ou d’un groupe au détriment du bien commun, a laissé des traces profondes dans les structures et les mentalités. Cet héritage se manifeste par :• Une faible appropriation des Projets par les populations locales : Les Projets sont souvent conçus et mis en œuvre « pour » les populations plutôt qu’« avec » elles, limitant ainsi leurs impacts à long terme.• Une corruption endémique : Les détournements de fonds et les conflits d’intérêts freinent la réalisation des objectifs fixés et minent la confiance des bailleurs de fonds.• Une faible coordination entre les acteurs : L’absence de cohérence entre les différentes initiatives nuit à l’efficacité de l’action publique. Les obligations de résultats et les implications diverses des principaux acteurs sont les meilleurs catalyseurs pour la réussite de ces Projets. En cherchant à promouvoir une gestion de Projets plus inclusive et durable, il importe deprivilégier les obligations de résultats au détriment de la préservation du patrimoine socio-culturel. Par conséquent, il est nécessaire de :• Renforcer la participation des populations locales, en impliquant les communautés dès la conception des Projets. On favorise par ce biais leur appropriation et on augmente leurs chances de succès.• Lutter contre la corruption : La mise en place de mécanismes de transparence et de contrôle est essentielle pour garantir une utilisation efficace des ressources publiques.• Privilégier les Projets à long terme : Il faut privilégier les Projets qui contribuent au développement durable et qui renforcent les capacités locales.• Mesurer l’impact des Projets de manière globale : Les indicateurs de performance doivent prendre en compte non seulement les aspects économiques, mais aussi les aspects sociaux et environnementaux.• Favoriser les partenariats public-privé : Le secteur privé peut apporter des compétences et des ressources complémentaires à l’action publique. CONCLUSIONLa gestion de Projets en Centrafrique est un enjeu complexe qui nécessite une approche globale et multidisciplinaire. En mettant en avant les obligations des résultats, il est possible de construire un avenir plus juste et plus prospère pour tous les Centrafricains. Le respect de la population cible et du bien commun reste une alternative pour atténuer les obstacles d’une gestion risquée.
DIASPORA ET COOPERATION ÉCONOMIQUE: ENSEMBLE POUR UNE ÉCONOMIE SOCIALE ET SOLIDAIRE EN CENTRAFRIQUE.
Faire de la diaspora Centrafricaine, une source potentielle du développement économique, tel est le rêve du Ministre de l’Economie du Plan et de la coopération internationale Pr. Richard FILAKOTA. En effet, dans son cahier des charges, le Président de la République, Chef de l’État, Pr Faustin Archange TOUADERA a confié au Ministre de l’Economie du Plan et de la Coopération Internationale, la mission de la Coopération économique. Le ministre compte renforcer le lien économique avec la diaspora comme dans bien d’autres pays d’Afrique. Cette mobilité géopolitique et géoéconomique pourrait être un vrai levier d’émergence économique si elle est encadrée et conçue comme un engagement citoyen envers ses origines. Le Ministre invite chaque compatriote à avoir conscience de responsabilité historique et citoyenne dans les divers programmes du développement élaboré. L’effort à consentir serait de concilier les initiatives individuelles et collectives. Vu sous ce prisme, les liens de solidarité peuvent devenir des opportunités prodigieuses pour le pays natal. En effet la contribution de la diaspora est tant attendue dans le domaine du développement économique durable et de la formation professionnelle, de la transformation Agro-industrielle, du renforcement du système sanitaire et des nouvelles technologies.La diaspora peut beaucoup apporter à la modernisation des structures étatiques et économiques du pays. Le ministre entend mettre en place une stratégie attractive pour inviter les compatriotes vivants à l’étranger à promouvoir une croissance économique inclusive et durable afin de fortifier les instructions démocratiques du pays. Cela s’appelle le patriotisme. Le Pr. Richard FILAKOTA s’emploie à inciter à une participation citoyenne active de la diaspora. Le ministre se dit ouvert à toutes les propositions visant l’attractivité de la diaspora pour les investissements privés. Le Président de la République a instruit le Gouvernement de mettre en oeuvre les instruments de garanties pour soutenir cette initiative. La diaspora Centrafricaine est aussi attendue sur le plan de renforcement des capacités techno- scientifiques. Le ministre remercie des compatriotes qui sont déjà sensibles à cette question de l’économie sociale et solidaire. Le ministre se dit confiant car le mécanisme de la création du cadre de dialogue constructif est déjà en oeuvre.
LA TECHNOCRATIE AVANT GARDISTE EN MARCHE VERS UNE 7ème RÉPUBLIQUE PORTEUSE D’ESPOIR
Les séjours des Membres du Gouvernement aux USA pour la Session annuelle de la Banque Mondiale s’annoncent très fructueux pour la RCA.Il y a des signes précurseurs pour une 7e République plus émergente. Le Président de la République, Chef de l’État, Pr Faustin Archange TOUADERA s’engage pour l’émergence économique et se donne les moyens. Les instructions sont précises pour atteindre les objectifs ciblés. La nomination des technocrates à l’œuvre dans le Gouvernement est une preuve de cette grande ambition. Des changements importants s’opèrent ou sont à dessein. Et ce n’est pas anodin puisque des technocrates sont mobilisés pour donner une visibilité à la vision politique du Chef de l’État. Les transformations s’annoncent inéluctables dans plusieurs domaines. Le Ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération Internationale Pr Richard FILAKOTA et le Ministre des Finances et du Budget, Son Excellence Hervé NDOBA s’évertuent à la mise en œuvre des nouveaux outils pour cette émergence économique. Cette mobilisation entend concilier rationalité technique et stratégies collectives. Dans la conjoncture de la crise économique, des politiques d’ajustement qui en sont la conséquence des conditionnalités politiques, il s’avère important d’amorcer le processus de construction de l’hégémonie politique de la République Centrafricaine. Telle est la démarche que les deux Membres du Gouvernement soutiennent et qui ont eu des échos favorables par les Techniciens de la Banque Mondiale. L’optimisme décrit dans le Plan National du Développement (PND) semble bien montré le chemin à suivre pour garantir l’émergence économique. Et c’est toute la République qui gagne avec la vision du Chef de l’État, Pr Faustin Archange TOUADERA. En marche pour soutenir cette vision, Son Excellence Pr Richard FILAKOTA et son Excellence Hervé NDOBA ne se lassent pour cette cause noble.
SESSION ANNUELLE DE LA BANQUE MONDIALE ET DU FMI À WASHINGTON DU 21 AU 26 OCTOBRE 2024
Cette session qui a démarré officiellement le 21 octobre 2024 à Washington a connu la participation de deux membres du Gouvernement. Il s’agit du Ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération Internationale, le Pr Richard FILAKOTA et le Ministre des Finances et du budget, son Excellence Hervé NDOBA. En plus de ces deux membres du Gouvernement, participe également de cette délégation Centrafricaine, le Directeur National de la BEAC, monsieur Ali CHEIBOU auxquels s’ajoutent les experts du ministère de l’économie du Plan et de la Coopération Internationale et ceux des Finances et du budget. La première journée a été consacrée à des échanges et des mises au point avec monsieur Abdoul Salam BELLO, Administrateur du Groupe Afrique II, autour du Plan National de Développement, du dialogue avec la SFI, la question de l’augmentation du capital de la République Centrafricaine auprès de la Banque mondiale, la reconstitution des ressources de l’IDA 21, le Caucus Africain… Les deux parties se sont engagées à mieux faire connaître le PND, à préparer ensemble les prochaines tables rondes prévues à cet effet, à travailler ensemble avec la Banque mondiale pour la mobilisation des fonds climatiques, pour contribuer à la mobilisation des ressources de IDA 21, à la promotion des guichets sur les réfugiés et les communautés d’accueil… Autre événement important ayant marqué cette première journée a été le passage de témoin de la présidence du Caucus Africain du Nigeria à la République Centrafricaine. Il revient donc à la RCA l’organisation prochaine à Bangui du Caucus Africain. Pour cette Session annuelle de la Banque mondiale et du FMI, la République Centrafricaine a obtenu auprès de la Banque mondiale un ensemble de portefeuilles dont le montant s’élève à plus d’un milliard de dollars.
LE MEPCI FACE A LA PRESSE SUR LA GESTION DES PROJETS ET L’ OBLIGATION DE REDEVABILITÉ ENVERS LA POPULATION BÉNÉFICIAIRE : LE CAS DU PROJET MAINGO.
1. DU CONTEXTE DE LA CONFÉRENCE DE PRESSE Au vu des différentes informations reçues et recoupées, une Conférence de presse a eu lieu le 18 Octobre 2024 dans la Salle de Conférence Justine KAZANGBA du Ministère de l’Economie, du Plan et de la Coopération Internationale. Le Ministre Pr. Richard FILAKOTA et l’équipe de coordination du PROJET MAINGO ont fait face aux professionnels de médias présents. La gestion du Projet Maïngo, les résultats escomptés et les perspectives d’avenir étaient à l’ordre du jour. 2. DU PROJET MAINGO. « Tolérance zéro pour la gestion hasardeuse et amateurisme des Projets financés d’utilité publique » a clamé le Ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération Internationale. Le Projet Maïngo est un Projet du Capital Humain financé par la Banque Mondiale et vise à améliorer l’accès aux Services de santé, à l’éducation et aux opportunités d’emplois pour favoriser l’autonomisation des femmes et des jeunes dans les zones ciblées de la République Centrafricaine (RCA).Ce méga Projet mis en œuvre depuis 2022 devrait réduire significativement la vulnérabilité dans les zones ciblées. Hélas, une évaluation initiée par la Banque Mondiale a permis de relever des carences considérables dues à la gestion. Le rapport est accablant et a nécessité une décision d’envergure. 3. DES INCERTITUDES LEVÉES AUTOUR DU PROJET MAINGO Les Journalistes ont saisi l’opportunité pour interroger le Ministre qui est en même titre le Gouverneur de la Banque Mondiale, sur le non renouvellement du contrat de l’ex Coordonnatrice du Projet Maïngo, Mme Irène SABENDO, qui a fait l’objet des publications à caractère diffamatoires sur les réseaux sociaux et sur l’avenir du Projet. Répondant à cette question des Journalistes, le Ministre a rappelé qu’un Département ne se gère pas à partir des propos mensongers des réseaux sociaux. Il y a des responsabilités qui nécessitent d’emblée plus de discrétion et de délicatesse dans la gestion des ressources et des informations. Un Ministre est tenu aux droits de réserve qui engagent l’avenir du Pays, et doit à des moments cruciaux, prendre des décisions majeures. Le Ministre fait observer aux Journalistes que : » Nous avons l’opportunité de faire le point sur l’avenir du Projet Maïngo, mais il me semble que vous êtes plus attentifs sur la question de l’ex Coordonnatrice et du non renouvellement de son mandat ». Le Ministre rassure qu’il va de sa responsabilité de sauver le PROJET MAINGO. Il a conscience des défis à relever pour atteindre les objectifs du Projet. Il est mobilisé pour la cause et la suite du Projet. 4. DU NON RENOUVELLEMENT DU CONTRAT A DURÉE DÉTERMINÉE DE L’EX COORDONNATRICE Le Pr. Richard FILAKOTA explique que ce non- renouvellement de contrat est dû aux insuffisantes perpétrées en matière de gestion. Il y a eu beaucoup de retards dans l’exécution du Projet, les objectifs n’ont pas été atteints, des retards ont été constatés entraînant la réaction des Partenaires Techniques et Financiers. Dans cette situation, il y a un grand risque de mise en berne du Projet. Ce sont les populations bénéficiaires qui devraient payer le prix. Le financement est là, mais le mécanisme d’absorption souffre de management. Les conflits d’intérêts ne peuvent favoriser un environnement sain pour le résultat escompté du Projet.Face à ce gros risque, il y a lieu de prendre des mesures humaines. Dans cette perspective, des décisions objectives ont été appliquées et la coordinatrice qui est un personnel du Ministère devrait rendre le tablier pour la suivie du Projet. Elle a été informée et accompagnée depuis plus de six mois. 5. DE L’AVENIR DU PROJET Un assistant technique a été recruté pour prendre la relève du Projet en attendant la nomination d’un nouveau responsable. Ce processus est mis en place de commun accord avec la Banque Mondiale et un comité d’évaluation. Le Ministre se dit prêt à assumer sa responsabilité et sonne la fin de récréation pour toute gestion non transparente et hasardeuse des Projets financés pour le bien de la population. L’assistant technique est un personnel du Ministère qui a fait ses preuves et travaille avec l’équipe en place pour la poursuite du Projet. 6. AU SUJET DU PROFIL POUR LA COORDINATION DU PROJET S’agissant du poste de la coordination qui serait réservé qu’aux femmes, le Ministre a tenu dire qu’une telle mesure serait discriminatoire et rassure qu’ aucun texte régit une telle disposition. D’ailleurs, aucune responsabilité devrait être réservée qu’aux femmes ou qu’aux hommes. Le Ministre a rappelé les responsabilités et missions essentielles des coordinations des Projets. 7. DE L’ENGAGEMENT DU MINISTRE POUR LA TRANSPARENCE DANS LA GESTION DES PROJETS ET DE L’OBLIGATION DE REDEVABILITÉ ENVERS LA POPULATION BÉNÉFICIAIRE Notant que le Ministre est connu pour son engagement en faveur de la rigueur et de la transparence dans la gestion des ressources publiques. Il sonne la fin de la récréation pour tous les amateurs qui enfreindraient aux règles fondamentales de la gestion des Projets d’intérêts publics. Dorénavant il est rappelé l’obligation de faire prévaloir les outils dont dispose l’Etat pour garantir la réalisation des Projets d’utilité publique. Personne n’a le droit d’exproprier les bénéficiaires des Projets de leurs droits. CONCLUSION L’équipe de gestion a présenté aux Journalistes le plan d’action des activités qui a été élaboré et validé pour rattraper les manques relevés par les Partenaires et les autorités du Pays. Dorénavant, le Projet MAINGO se formalise et poursuit ses activités selon les règles de l’art.
POINT DE PRESSE DU MINISTRE DE L’ÉCONOMIE DU PLAN ET DE LA COOPÉRATION INTERNATIONALE SUR L’AFFAIRE MAINGO
Les professionnels de médias ont été longuement édifiés ce vendredi 18 octobre 2024 par le Ministre de l’Economie du Plan et de la Coopération Internationale, Pr Richard FILAKOTA sur l’Affaire du PROJET MAÏNGO portant essentiellement sur les questions du non renouvellement du contrat de l’ex Coordonnatrice du projet Maïngo, Madame Irène SABENDO, la mise en place d’une Assistance technique pour conduire le projet en attendant le recrutement d’un nouveau Coordonnateur et les perspectives à court et moyen terme. Ce projet du Capital Humain financé par la Banque Mondiale vise à améliorer l’accès aux Services de santé, à l’éducation et aux opportunités d’emplois pour favoriser l’autonomisation des femmes, des jeunes dans les zones ciblées de la République Centrafricaine (RCA).Ainsi cette rencontre avec les professionnels de médias est revenue sur la présentation du projet pour la période de janvier à Septembre 2024. Au terme de cette présentation, les journalistes ont posé la question au Ministre, Gouverneur de la banque Mondiale, sur le non renouvellement du contrat de l’ex Coordonnatrice du projet Maïngo, Madame Irène SABENDO. Le Ministre est ainsi sorti de sa réserve pour faire le point des différents aspects du projet Maïngo avec les journalistes. Pour le Ministre, ce non- renouvellement est dû aux insuffisances relevées au cours d’une évaluation de la Banque Mondiale : des insuffisances en matière de gestion ayant occasionné beaucoup de retard dans l’exécution du projet, des objectifs qui n’ont pas été atteints, des difficultés enregistrées dans le management du projet, de sérieux problèmes de reporting et de gestion des dossiers du projet, les difficiles rapports entre la Coordonnatrice et les Staff de la Banque Mondiale d’une part. D’autre part, une contre évaluation a été commanditée par le Ministre de l’Economie du Plan et de la Coopération Internationale qui a abouti à la même conclusion, assortie de sérieux problèmes de communication entre la Coordonnatrice et son Ministre de Tutelle. Dans une telle situation problématique les risques pour la survie et la viabilité du projet sont énormes et peuvent conduire à une grosse perte du financement non décaissé. L’impact au plan national et social sera important puisque c’est un manque à gagner pour l’amélioration des conditions des populations vulnérables. Dans l’urgence de palier ce déficit managérial un Assistant technique a été recommandé par la Banque Mondiale pour être recruté aux fins de poursuivre la mise en œuvre du projet et de pourvoir au recrutement d’un nouveau Coordonnateur. S’agissant du poste de coordination, il n’est nullement mentionné dans un texte que ce poste est réservé exclusivement aux femmes. Ceci étant dit, la candidature à ce poste qui sera lancé dans les mois qui viennent sera ouvertes aussi bien aux femmes qu’aux hommes.
LE MINISTÈRE DE L’ÉCONOMIE, DU PLAN ET DE LA COOPÉRATION INTERNATIONALE ENGAGE UN DIALOGUE AVEC LES ONGS INTERNATIONALES ET NATIONALES
Le Ministère de l’Économie, du Plan et de la Coopération Internationale, sous la présidence assurée du Pr Richard FILAKOTA, avait lancé le 15 Octobre 2024 un dialogue participatif et agissant avec les Organisations Non Gouvernementales (ONG) Internationales et Nationales. Cette initiative s’inscrit dans une dynamique de renforcement de la collaboration entre l’État centrafricain et les Partenaires de la Société Civile.La rencontre s’est tenue dans la Salle de Conférence Justine KAZANGBA, réunissant des Représentants de plusieurs Ministères sectoriels, des ONG nationales, des agences de coopération internationale et des Organisations Non Gouvernementales. Le principal objectif de cette concertation est de définir des mécanismes de collaboration plus cohérents et alignés sur les priorités nationales. Le Ministère aspire à renforcer les synergies pour éviter les doublons dans les interventions et garantir une allocation optimale des ressources. En outre, il s’agit d’harmoniser les approches de suivi évaluation afin d’assurer une transparence accrue et des résultats concrets en faveur des populations vulnérables. Parmi les résultats escomptés, on espère l’élaboration d’un cadre de partenariat renouvelé qui permettra une meilleure articulation entre les initiatives des ONG et les stratégies publiques. Des recommandations seront également formulées pour fluidifier la communication entre les acteurs et mieux répondre aux urgences humanitaires et aux défis de développement à long terme. À terme, la mise en place d’un système de concertation permanent entre le Gouvernement et les ONG est envisagée. Cette rencontre augure d’une nouvelle ère de collaboration plus constructive entre le Gouvernement centrafricain que dirige M. Félix MOLOUA sous la très haute impulsion du Président de la République, Chef de l’Etat, Pr Faustin Archange TOUADERA et ses partenaires stratégiques. Le Pr Richard FILAKOTA a souligné que ce dialogue constitue une étape importante vers une gouvernance plus participative, où chaque acteur jouera pleinement son rôle dans la réalisation des objectifs de développement durable. Les perspectives incluent un renforcement du cadre institutionnel et des engagements partagés pour consolider les acquis. Pr Richard FILAKOTA a conclu en appelant à un suivi rigoureux des engagements pris et à une évaluation périodique des actions communes, afin de mieux anticiper les défis futurs.
MEPCI-RCA est une institution gouvernementale essentielle chargée de la gestion des affaires économiques, de la planification du développement, et de la coordination des relations internationales en matière de coopération et d’aide au développement.