Ce lundi 3 mars 2025, un important atelier se tient dans l’antre du prestigieux Ledger Plaza de Bangui (RCA). Organisé par la Banque Mondiale, il a réuni une trentaine de professionnels locaux et internationaux de l’économie et de l’environnement, et vise à établir un compte du capital naturel centrafricain, sur la période de 2000 à 2020.
L’ouverture des travaux a été́́ présidée par le Pr Richard FILAKOTA, Ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération Internationale, entouré pour la circonstance de son Excellence M. Gervais MBATA, Ministre des Eaux, Forêts, Chasse et Pêche, et de M. Guido RURANGWA, Responsable des Opérations de la Banque Mondiale en République Centrafricaine.
Estimées à plus de 28 millions d’hectares (sur un territoire d’environ 623 000 Km2 de superficie), les forêts centrafricaines, qui représentent plus de 10% de la superficie des forêts du Bassin du Congo, constituent une source importante de richesses et un rempart contre les gaz à effet de serre.
Mais ce puissant capital naturel n’est pas pris en compte dans le calcul du PIB national, au grand dam du Pr Richard FILAKOTA, qui a déploré́́ dans son mot d’ouverture, une exploitation peu efficace : « nos forêts représentent indéniablement une grande source de richesses, mais elles font l’objet d’une exploitation informelle et incontrôlée qui entraine des pertes incalculables pour le pays ». L’élaboration du compte des écosystèmes forestiers de la RCA est à cet effet, un exercice nécessaire pour éclairer les décisions politiques quant à une meilleure exploitation du capital naturel.
Au bout de son discours de haute facture, le Pr Richard FILAKOTA a par ailleurs rappelé que la mise en valeur du potentiel forestier centrafricain est une des priorités du Plan National de Développement (PND), promu par le Président de la République, Chef de l’Etat, le Pr Faustin Archange TOUADERA, pour garantir la relance économique du pays à l’horizon 2028.

MEPCI-RCA est une institution gouvernementale essentielle chargée de la gestion des affaires économiques, de la planification du développement, et de la coordination des relations internationales en matière de coopération et d’aide au développement.